Le magnifique poème
d’Oriah Mountain Dreamer : L’invitation

L'invitation

« La vie est dure. Et la vie est belle. Le propos de « L’invitation » est de trouver ce dont nous avons besoin – l’inspiration, l’intimité, le courage et l’engagement, à vivre pleinement chaque jour.  »
Oriah Mountain Dreamer

En rentrant d’une soirée où la sociabilité demande des efforts, ce genre de soirée où l’on parle de la pluie et du beau temps, des futilités barbantes, Oriah Mountain Dreamer est rentrée chez elle dépité de ces échanges vide de sens. Elle s’est assise, et en guise d’exercice d’écriture, a écrit sur les conversations de cette soirée, les choses qui ne l’intéressaient pas, et ce qu’elle aurait voulu savoir sur les autres et sur elle même.

L’INVITATION

Peu m’importe ce que tu fais dans la vie. Je veux savoir ce qui est douloureux pour toi et si tu as de l’audace d’écouter ton coeur.

Peu m’importe quel âge tu as. Je veux savoir si tu prendras le risque de te rendre ridicule au nom de l’amour, d’un rêve, de l’aventure d’être vivant.

Peu m’importe quelles planètes sont en conjoncture avec ta lune… Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre douleur, si les trahisons de la vie t’ont permis de t’ouvrir, ou si tu t’es fané et renfermé par crainte des blessures à venir.

Je veux savoir si tu peux regarder la souffrance en face, la mienne ou la tienne, sans t’agiter pour la cacher, ou l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser avec folie et te laisser remplir d’extase, jusqu’au bout des doigts et des orteils, sans nous avertir d’être prudent, d’être réaliste, de nous rappeler les limites de l’être humain.

Peu m’importe si l’histoire que tu me racontes est vraie. Je veux savoir si tu peux décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,  si tu supportes l’accusation d’une trahison sans trahir ton être profond, si tu peux être sans foi religieuse, et par conséquent digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lorsqu’elle n’est pas belle tous les jours. Et si tu peux nourrir ta vie de sa présence.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien, et malgré cela rester debout sur le rivage du lac, et crier aux reflets argentés de la pleine lune, « Oui »

Peu m’importe de savoir où tu vis ou combien d’argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de chagrin et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qui est nécessaire pour nourrir les enfants.

Peu m’importe qui tu connais ou comment tu es venu ici. Je veux savoir si tu peux rester debout au milieu du feu avec moi sans reculer.

Peu m’importe le lieu ou la spécialité, ou avec qui tu as étudié. Je veux savoir ce qui te maintient à l’intérieur quand tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi moi-même et si tu es vraiment heureux en ta compagnie dans les moments de solitude.

Oriah Mountain Dreamer 

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